•  

    Explosion des choix aléatoires

     

    fractales ascendantes colorées

     

    lignes de vie de nos histoires

     

    hésitantes à peine effleurées…

     

     

    Pulsée dans mes artères noueuses

     

    la sève bouillonne et déborde

     

    en puissantes vagues lumineuses

     

    que mon cri bientôt désaccorde.

     

     

    De l’infini je suis l’arbre-phare

     

    planté dans l’espace sidéral

     

    totem, je veille sur vos espoirs

     

    et brise votre enfer carcéral.

     

     

    Illustration Caroline REVAULT

    Arbre de vie

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    Le sable s’écroule en avalanche

    sur le rivage minuscule

    où trotte une jument blanche

    dans le bleu du crépuscule.

     

     

    Chevaux cabrés, de gros nuages

    la rattrapent au grand galop

    et poursuivent leur voyage

    dans le demi-jour plutôt falot.

     

     

    Comme ces violents orages

    fuyant vers l’horizon,

    ou ce cheval sauvage

    qui me donne le frisson,

     

     

    un jour, moi aussi, je partirai,

    abandonnant à la terre

    mes faiblesses, mes regrets,

     

    décidé enfin à me taire...

     

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    LIBERTÉ

     

     

    Obéis ! Disaient mes parents

    mais je n’étais qu’un enfant

     

     

    Obéis ! Me disait l’instit

    et je me sentais tout petit

     

     

    Obéis ! Disait la vieille baderne

    je m ‘emmerdais dans la caserne

     

     

    Obéis ! Disait le contremaître

    il fallait bien se soumettre

     

     

    Il n’y aura ni dieu ni maître

    pour dire ce qu’il faut faire

    je les envoie se faire mettre

     

    je m’occupe seul de mes affaires.

     

     

    ÉGALITÉ

     

     

     

     

    Oui ! Nous sommes tous frères

    disait le patron à ses ouvriers

    mais nous devions nous taire

    quand il avait fini de parler

     

     

    Sous les ponts le pauvre oublié

    a bien sûr les mêmes droits

    que les plus grands financiers

     

    c’est du moins ce que dit la loi

     

     

    FRATERNITÉ

     

     

     

     

    Qu’est-ce qui manque

    ici dans nos cités

    où règne la banque ?

    La fraternité.

     

     

    Chacun dans sa bulle

    à l’autre indifférent

    va et vient, circule,

    et surtout fait du vent.

     

     

    Il faut penser à l’autre

    qui s’étiole dans la misère

    quand certains se vautrent

     

    dans le luxe. Soyons frères !

     

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  • La neige est tombée drue

     

    à gros flocons.

     

    Elle a envahi la rue

     

    de ses tourbillons.

     

     

    Le vent d’hiver se fait aigre.

     

    J’ai mal au ventre,

     

    les rares passants font vinaigre

     

    et chacun se rentre.

     

     

    Janvier se fait sévère,

     

    le sol bientôt sera gelé.

     

    Pour chanter comme un trouvère,

     

    vraiment, c’est pas gagné !

     

     

    La ville a prêté le flanc

     

    à cette avalanche.

     

    Ambert a toussé blanc,

     

    Ambert est blanche.

     

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  • Dans l’espace de la Ligue,

     

    à l’hôpital d’Ambert,

     

    des femmes sont assises,

     

    elles ont vaincu le cancer.

     

     

    Café servi par Monique,

     

    elles sourient, se regardent,

     

    ensemble elles font la nique

     

    à la vilaine camarde.

     

     

    La force qui les anime,

     

    c’est le besoin de vivre,

     

    elles vont faire de la gym

     

    car le sport les délivre.

     

     

    Dans l’espace de la Ligue,

     

    à l’hôpital d’Ambert,

     

    des femmes sont assises,

     

    elles ont vaincu le cancer...

     

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