•  

     

     

    Ta mère, voulant un p'tit gars,

    voulait t'appeler Quantin.

    Mais voilà, bonjour les dégâts,

    ce fut une fille qui au monde vint.

     

    Dès que je t'ai connue,

    ma douce Quantine,

    j'ai aimé ta belle mine

    et ton prénom avec un Q.

     

    J'en suis bien convaincu,

    on va me croire dépravé

    si je dis que j'aime ton Q,

     

    celui de ton prénom joli...

     

     

    QQQQQQQQQQQQQQQQ

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    étreindre pour éteindre

    le feu qui brûle en moi

    faire semblant, feindre,

    innocent, d'être de bois,

    mais te vouloir toute

    et m'enfouir en ton giron...

    Non, je n'ai aucun doute :

    étoiles, tes yeux luiront

    pour devenir novas

    puisque mon feu attisé

    toujours les allumera

    laissant mon corps brisé.

     

    Feu sacré

     

     

    <a title="Agence des dépôts numériques" href="http://www.depotnumerique.com"><img border="0" src="http://www.depotnumerique.com/images/copyright/tampon2_petit.png"></a>

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Presque tous les matins,

    allant chercher mon pain,

    je vois la dame au chien,

    tranquille, rien ne presse.

    Au bout de sa courte laisse

    trotte, ambulante tendresse,

    le vieux caniche nain.

    Tous deux vont leur chemin,

    lui, et la dame au chien.

    La dame au chien

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Paysans arrachés de leurs foyers

    et envoyés, marée humaine,

    ouvrir de longues tranchées

    comme on s'ouvre les veines,

    subir une lourde mitraille

    où l'on ne répond guère

    nul ne comprend cette bataille,

    on n'est jamais prêt pour la guerre,

    cette guerre que l'on dit « grande »

    par antiphrase ou par ironie

    de chair est si gourmande

    qu'elle restera à jamais honnie.

    cette folie absurde et démentielle

    où les hommes jetés en pâture

    sont immolés aux dieux du ciel

    par des dirigeants immatures.

    tous ces cadavres sans membres

    pleine cargaison de soldats morts

    de ceux que l'on fête en novembre

    à coup de clairon bien trop fort

     

     

    et toutes ces croix de pierre

    sommant les mausolées

    bien dressés dans les cimetières

    crient leurs suppliques désolées

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Les sapins d'Apollinaire

    ont des chapeaux pointus,

    mais en période frimaire

    sous la neige, ils se sont tus.

     

     

    Effronté soleil d'avril,

    tu montres ta bouille

    et nous mets sur le grill

    moi je crains la rouille...

    Partager via Gmail

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires