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    Mon exhalaison vaine

     

    se dilue dans le brouillard

     

    et je marche avec peine

     

    au pas lent d'un vieillard.

     

     

     

     

     

    Le halo des phares

     

    voudrait percer la brume

     

    leur galop m'effare

     

    et mon haleine fume.

     

     

     

     

     

    Mon souffle projette un nuage

     

    dans l'espace qui m'entoure.

     

    C'est une buée de sauvetage

     

    entre la nuit blême et le jour

     

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    La démocratie que l'on noie

     

    49-3 !

     

    l'autorité dont on est la proie

     

    49-3 !

     

    l'injustice dont on sent le poids

     

    49-3 !

     

    la tyrannie plus forte que le droit

     

    49-3 !

     

    on nous l'a fait plusieurs fois

     

    49-3 !

     

    le peuple, jamais ne le croit

     

    49-3 !

     

    et c'est les pauvres que l'on broie

     

    49-3 !

     

    mais ensemble, nous, toi, moi

     

    49-3 !

     

    on fera tout ce que l'on doit

     

    49-3 !

     

    montrons-leur de l'honneur le doigt

     

    49-3 !

     

    et puis c'est nous qui ferons la loi

     

    49-3 !

     

     

     

    Tu vois ?

     

     

     

     

     

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    lls sont partis, vaille que vaille,

     

    du village de leur enfance

     

    disloqué par la mitraille.

     

    Maintenant, ils sont sans défense.

     

     

     

     

     

    Ils doivent fuir sous les bombes,

     

    seuls, ou parfois en famille.

     

    Pas le temps de creuser une tombe,

     

    et, pour se nourrir, parfois on pille...

     

     

     

     

     

    C'est la fin d'une vie paysanne,

     

    poussant l'araire dans le sillon,

     

    aidé d'un bœuf, ou bien d'un âne.

     

    Aujourd'hui, ils quittent la région.

     

     

     

     

     

    Parce qu'ils veulent vivre

     

    au milieu de la population,

     

    ils vont affronter le monde libre,

     

    celui de la civilisation.

     

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  •  

    Jeudi, jour de marché,

     

    il est souvent à son poste

     

    dans la rue Montgolfier,

     

    là, en face de La Poste.

     

     

     

     

     

    Contre le mur, il appuie son dos

     

    auprès de lui dort son chien

     

    à tous il montre l'écriteau

     

    « la faim justifie les moyens »

     

     

     

     

     

    C'est pas tous les jours dimanche,

     

    pour lui s'est arrêtée la route.

     

    Oui, cet homme fait la manche,

     

    ça vous étonne, sans doute ?

     

     

     

     

     

    Il reste là, calme, immobile,

     

    les traits mous, il s'affaisse.

     

    Il couve d'un œil sa sébile

     

    où les passants mettent une pièce.

     

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    De ma puissante étrave,

     

    j’ai ouvert les fleuves

     

    et fendu les océans.

     

    Certains mouraient

     

    dans mon sillage

     

    effervescent.

     

    J’ai offert mon torse

     

    aux soleils inventés,

     

    piétiné de mon insolence

     

    les envieux qui voulaient

     

    m’arrêter.

     

    Je me suis brûlé aux astres

     

    incandescents,

     

    j’ai hurlé dans le vide

     

    du désastre velouté

     

    des étoiles,

     

    et pleuré quand seuls

     

    tissaient leur toile

     

    les phosphènes de mes yeux.

     

    Puis j’ai sombré dans

     

    tous les Enfers

     

    qu’ils soient pavés

     

    de bonnes intentions

     

    Ou non.

     

    J’ai erré de rue en rue

     

    de rut en rut

     

    ma renommée précédait

     

    ma turgescence

     

    et j’étais bouc, satyre et Priape,

     

    j’écumais les lieux de vice

     

     et les boxons mal famés.

     

    J’ai exploré les charniers

     

    de toutes les guerres,

     

    rampé sous les barbelés

     

    campé dans les ossuaires...

     

    J’ai rompu mes amarres

     

    et quitté mon pays,

     

    j’ai bu dans les mares

     

    de contrées inconnues

     

    où les miasmes délétères

     

    attendaient ma venue.

     

    Nulle part, nulle part,

     

    Nulle part

     

    Je n’ai vu ton visage.

     

    Alors, je suis revenu

     

    De mon terrible voyage.

     

     

     

     

    Et tu m’attendais. Là.

     

     

     

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