•  

     

     

    Des dirigeants qui mènent le monde

    beaucoup sont corrompus.

    Avec ces gens que l'ambition inonde

    tous les liens sont rompus.

     

     

    Un désir de pouvoir les ronge,

    les défigure à briser les miroirs.

    Ils nous débitent leurs mensonges

    la nuit, le jour, matin et soir.

     

     

    On se réveille un beau matin,

    on se dit, je n'y crois plus,

    tout cela  n'est que baratin.

    Voyez ! L'empereur est nu !

     

     

    Il faut rêver plus fort

    on ne doit pas subir

    il faut rêver encore,

    pouvoir toujours sourire

     

     

    Je rêve d'un autre ailleurs,

    on me dit fou, utopiste,

    je veux un monde meilleur

    sans aucun belliciste.

     

     

    C'est le moment de changer

    de donner le coup de balai,

    d'éloigner tous les dangers

    et d'écarter ces lâches valets.

     

     

     

     

     

     

     

    Gérard PATURAUD

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Il pointe enfin son nez,

    le soleil encore timide,

    et le Livradois-Forez

    luit d'un éclat viride.

     

     

     

    Une grenouille verte

    a sauté dans l'étang

    et l'eau entr'ouverte

    a cueilli son élan.

     

     

     

    Quiétude d'un étang

    troublée par la bestiole,

    voici le vert printemps

    et son esprit frivole...

     

     

     

    promesse, promesse...

    d'un naturel ingénu,

    aurais-je la faiblesse

    de croire en ta venue ?

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Explosion des choix aléatoires

     

    fractales ascendantes colorées

     

    lignes de vie de nos histoires

     

    hésitantes à peine effleurées…

     

     

    Pulsée dans mes artères noueuses

     

    la sève bouillonne et déborde

     

    en puissantes vagues lumineuses

     

    que mon cri bientôt désaccorde.

     

     

    De l’infini je suis l’arbre-phare

     

    planté dans l’espace sidéral

     

    totem, je veille sur vos espoirs

     

    et brise votre enfer carcéral.

     

     

    Illustration Caroline REVAULT

    Arbre de vie

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Le sable s’écroule en avalanche

    sur le rivage minuscule

    où trotte une jument blanche

    dans le bleu du crépuscule.

     

     

    Chevaux cabrés, de gros nuages

    la rattrapent au grand galop

    et poursuivent leur voyage

    dans le demi-jour plutôt falot.

     

     

    Comme ces violents orages

    fuyant vers l’horizon,

    ou ce cheval sauvage

    qui me donne le frisson,

     

     

    un jour, moi aussi, je partirai,

    abandonnant à la terre

    mes faiblesses, mes regrets,

     

    décidé enfin à me taire...

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    LIBERTÉ

     

     

    Obéis ! Disaient mes parents

    mais je n’étais qu’un enfant

     

     

    Obéis ! Me disait l’instit

    et je me sentais tout petit

     

     

    Obéis ! Disait la vieille baderne

    je m ‘emmerdais dans la caserne

     

     

    Obéis ! Disait le contremaître

    il fallait bien se soumettre

     

     

    Il n’y aura ni dieu ni maître

    pour dire ce qu’il faut faire

    je les envoie se faire mettre

     

    je m’occupe seul de mes affaires.

     

     

    ÉGALITÉ

     

     

     

     

    Oui ! Nous sommes tous frères

    disait le patron à ses ouvriers

    mais nous devions nous taire

    quand il avait fini de parler

     

     

    Sous les ponts le pauvre oublié

    a bien sûr les mêmes droits

    que les plus grands financiers

     

    c’est du moins ce que dit la loi

     

     

    FRATERNITÉ

     

     

     

     

    Qu’est-ce qui manque

    ici dans nos cités

    où règne la banque ?

    La fraternité.

     

     

    Chacun dans sa bulle

    à l’autre indifférent

    va et vient, circule,

    et surtout fait du vent.

     

     

    Il faut penser à l’autre

    qui s’étiole dans la misère

    quand certains se vautrent

     

    dans le luxe. Soyons frères !

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique