• Et maintenant, que faire ?

    Nos vieilles démocraties paraissent sans doute plus raffinées que les régimes autoritaires dont les peuples ne veulent plus.

    Il n’en est rien. Elles sont seulement plus hypocrites. Une longue expérience de propagande tient éloignée la grosse majorité du peuple des éléments essentiels, qui l’empêchent de prendre conscience de la réalité de la lutte des classes.

    D’ailleurs, si l’usage canalisé de la démocratie par les urnes ne suffit pas, on ignore le vote ou on le recommence (traité européen de 2005, ou plus localement re vote pour la Charte du Parc à églisolles).

    Cette lutte des classes, si souvent niée (et on comprend pourquoi) par les tenants du marché libre (le renard libre dans le poulailler libre…) est pourtant bien réelle. Il suffit de lire cette assertion bien connue du financier Warren Buffett, qui avoue :

    « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner ».

    Cette notion a longtemps été obscurcie par la caste au pouvoir,  mais aussi par les sociaux démocrates, qui ne visent qu’à remplacer l’équipe actuelle, sur le modèle des états Unis. Comme les socialistes allemands du SPD, qui ont abandonné toute référence au marxisme en 1959, au congrès de Bad Godesberg, nos socialistes français ont fait la même chose à leur congrès de Toulouse, en 1985, se ralliant ainsi au marché.

    Cette situation laisse peu d’espoir, en France, aux petits partis qui voudraient émerger sur la scène politique afin de changer vraiment la société.

    Le PCF, à l’origine du programme commun de gouvernement, en 1972, est resté amarré au PS, malgré l’échec de ce programme.

    Encore aujourd’hui, malgré le virage libéral du PS de 1985, celui-ci est toujours considéré comme un parti de « gauche », cette notion vague et fourre tout qui gagnerait à être redéfinie.  Cette situation est de moins en moins bien acceptée par beaucoup d’électeurs, qui se réfugient dans des votes extrêmes ou dans l’abstention. Pire encore, de nombreux militants PCF (dont je suis) renâclent de plus en plus à cautionner cette politique.

    La question n’est donc pas de faire sauter la bande à Sarko, mais surtout de la remplacer par qui, et pour quoi faire ?

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