• L'ouragan Capitaliste

    On dit couramment qu'un bon dessin vaut mieux qu'un long discours. C'est pourquoi mes textes, qu'ils soient politiques ou poétiques, ne sont jamais trop copieux.

    Mais, comme je ne sais pas dessiner, j'essaye de rédiger des fables ou des paraboles, beaucoup plus expressives que de longs développements verbeux.

    Voici la parabole de l'ouragan :

     

    Dans une grande bâtisse vivait le Peuple. Dehors, les chevaliers d'industrie gagnaient beaucoup d'argent, mais faisaient aussi beaucoup d'air.

    Cet air, renforcé par les vents mauvais de ceux qui mangeaient trop, devint, au fil des années, un véritable ouragan, l'ouragan Capitaliste.

    Celui-ci ouvrit brutalement la fenêtre de la bâtisse et sema la panique chez le Peuple. De faibles abris s'écroulèrent, des assiettes furent retournées, tout le monde était frappé.

    Oh ! Certains essayèrent de s'organiser pour résister à l'ouragan Capitaliste : Messieurs Syndicats tentèrent d'obtenir de maigres parades, Monsieur PC et Monsieur Député arrachèrent quelques menues compensations en mouillant la chemise. Mesdames Associations, Monsieur DAL, Messieurs Téléthon, Sidaction et Resto-du-cœur donnaient un bon coup de main à l'occasion, mais ces batailles incessantes, bien que nécessaires, épuisaient ceux qui s'y adonnaient sans rien changer au fait que l'ouragan Capitaliste piquait toujours sa crise.

    Et puis vint Monsieur Front-de-Gauche. Après avoir bien regardé le problème, il dit : - Il serait plus judicieux de fermer la fenêtre, il vaut mieux s'attaquer aux causes plutôt qu'à leurs effets.

    Ce qui fut fait. Et c'est ainsi que l'ouragan Capitaliste fut vaincu, et que le Peuple se remit à vivre.

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