• EMPATHIE

     

     

    On s'est croisé ce matin

    je ne t'avais jamais vu

    tu marches sur des patins

    ne voulant faire de bévue

     

     

    à petits pas hésitants

    sur le trottoir tu progresses

    restant bien au mitan

    on dirait que rien ne presse

     

     

    un peu maigre un peu vieux

    la barbe courte et blanche

    et le regard malicieux

    comme l'oiseau sur la branche

     

     

    doucement tu avances

    l'air un peu dégingandé

    l'empathie entre en résonance

    car nos sourires sont accordés

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  • Imagine* une sorte de logorrhée verbale un flot continu de mots débordant en cataracte impétueuse après une tempête tropicale noyant tout sur son passage et moi je suffoque englouti dans ce maelström de mots de sons qui se télescopent on dirait des électrons ou des quarks à la recherche de leur meilleure orbite ou alors plutôt des fourmis qui auraient trouvé de la nourriture qu'il faudrait emporter jusqu'à la fourmilière j'allais dire la ruche mais non la ruche c'est pour les abeilles imagine si tous les animaux vivaient comme des fourmis des abeilles ou des termites tu te rends compte une ruche avec des hippopotames les ouvriers le roi avec ses petites ailes non mais je rêve ou quoi tu sais bien que ce n'est pas possible en tout cas moi je suis ma course effrénée en alignant les mots les uns à la suite des autres comme faisaient jadis les surréalistes en écriture automatique avec André Breton Éluard et tous les autres ou alors c'était peut-être Raymond Roussel et ses impressions d'Afrique de son style si particulier où il enchâssait les incises dans des parenthèses mathématiques moi je ne saurais pas faire ça c'est bien évident mais c'est pour dire que je suis emporté par un monstrueux tas de verbes d'adjectifs qualificatifs ou non et le pire c'est que tous ces mots ont perdu leur sens premier ils ne veulent plus rien dire et mes sentiments à moi je ne peux plus les exprimer alors je suis prisonnier et mon avis est enfermé dans ma tête avec mes rêves on ne fait plus la différence donc mon rêve se réalisera car lui n'a pas besoin des mots qui sont inventés pour d'autres musiques et c'est la paix sur terre que je veux les guerres me révulsent il faut changer maintenant. Imagine !



    * Aucun rapport avec J. Lennon, encore que…

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  •  

     

     

    Ta mère, voulant un p'tit gars,

    souhaitait t'appeler Quentin.

    Mais voilà, bonjour les dégâts,

    ce fut une fille qui au monde vint.

     

    Dès que je t'ai connue,

    ma douce Quentine,

    j'ai aimé ta belle mine

    et ton prénom avec un Q.

     

    J'en suis bien convaincu,

    on va me croire dépravé

    si je dis que j'aime ton Q,

     

    celui de ton prénom joli...

     

     

    QQQQQQQQQQQQQQQQ

     

     

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  •  

    étreindre pour éteindre

    le feu qui brûle en moi

    faire semblant, feindre,

    innocent, d'être de bois,

    mais te vouloir toute

    et m'enfouir en ton giron...

    Non, je n'ai aucun doute :

    étoiles, tes yeux luiront

    pour devenir novas

    puisque mon feu attisé

    toujours les allumera

    laissant mon corps brisé.

     

    Feu sacré

     

     

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  • Presque tous les matins,

    allant chercher mon pain,

    je vois la dame au chien,

    tranquille, rien ne presse.

    Au bout de sa courte laisse

    trotte, ambulante tendresse,

    le vieux caniche nain.

    Tous deux vont leur chemin,

    lui, et la dame au chien.

    La dame au chien

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