Poésie
Par Gerard63
L'un se tenait
à l'autre
mais on ne sait pas
qui des deux
était le plus fragile
on les a regardés de loin
mettre un temps infini
à traverser la rue
leurs corps mal fagotés
et leurs petites mains serrées
étaient déjà un peu partis
tu m'as dit en souriant
c'est comme ça que nous serons
et j'ai répondu
oui
Poème de Thomas Vinau,
in " C'est un beau jour pour ne pas mourir"
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