Poésie
Par Gerard63
Sur la route mouillée
les voitures chuintent,
la rumeur est brouillée
mais j’entends leur plainte.
Dans l’atmosphère humide
les tristes arbres effeuillés
tremblent. L’automne cupide
les a vivement dépouillés.
Sur le sol les feuilles
jonchent le trottoir,
elles portent le deuil
des arbres sans espoir.
De leurs doigts maigres
ils giflent le ciel,
ils sont la pègre,
ils sont le fiel.
à vivre, aussi acharnés,
fantômes dans l’air blême,
arbres décharnés,
vous faites carême.
Arbres qui souffrez l’hiver
vous êtes ici chez vous,
vous êtes comme les humains,
vous n’êtes rien, vous êtes tout.
Grouge, novembre 2022
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