Poésie
Par Gerard63
Le sable s’écroule en avalanche
sur le rivage minuscule
où trotte une jument blanche
dans le bleu du crépuscule.
Chevaux cabrés, de gros nuages
la rattrapent au grand galop
et poursuivent leur voyage
dans le demi-jour plutôt falot.
Comme ces violents orages
fuyant vers l’horizon,
ou ce cheval sauvage
qui me donne le frisson,
un jour, moi aussi, je partirai,
abandonnant à la terre
mes faiblesses, mes regrets,
décidé enfin à me taire...
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