Poésie
LIBERTÉ Obéis ! Disaient mes parents mais je n’étais qu’un enfant Obéis ! Me disait l’instit et je me sentais tout petit Obéis ! Disait la vieille baderne je m ‘emmerdais dans la caserne Obéis ! Disait le contremaître il fallait bien se soumettre Il n’y...
Lire la suiteLa neige est tombée drue à gros flocons. Elle a envahi la rue de ses tourbillons. Le vent d’hiver se fait aigre. J’ai mal au ventre, les rares passants font vinaigre et chacun se rentre. Janvier se fait sévère, le sol bientôt sera gelé. Pour chanter comme...
Lire la suiteDans l’espace de la Ligue, à l’hôpital d’Ambert, des femmes sont assises, elles ont vaincu le cancer. Café servi par Monique, elles sourient, se regardent, ensemble elles font la nique à la vilaine camarde. La force qui les anime, c’est le besoin de vivre,...
Lire la suiteLe père Noël a dit Sabots de buis J’aime les enfants Sabots du temps Petits garçons Sabots de coton Ou petites filles Sabots de vanille Je vais partout Sabots de houx Dans les cheminées Sabots de fumée Porter mes cadeaux Sabots de bouleau Glisser dans...
Lire la suiteMon exhalaison vaine se dilue dans le brouillard et je marche avec peine au pas lent d'un vieillard. Le halo des phares voudrait percer la brume leur galop m'effare et mon haleine fume. Mon souffle projette un nuage dans l'espace qui m'entoure. C'est...
Lire la suiteLa démocratie que l'on noie 49-3 ! l'autorité dont on est la proie 49-3 ! l'injustice dont on sent le poids 49-3 ! la tyrannie plus forte que le droit 49-3 ! on nous l'a fait plusieurs fois 49-3 ! le peuple, jamais ne le croit 49-3 ! et c'est les pauvres...
Lire la suitells sont partis, vaille que vaille, du village de leur enfance disloqué par la mitraille. Maintenant, ils sont sans défense. Ils doivent fuir sous les bombes, seuls, ou parfois en famille. Pas le temps de creuser une tombe, et, pour se nourrir, parfois...
Lire la suiteJeudi, jour de marché, il est souvent à son poste dans la rue Montgolfier, là, en face de La Poste. Contre le mur, il appuie son dos auprès de lui dort son chien à tous il montre l'écriteau « la faim justifie les moyens » C'est pas tous les jours dimanche,...
Lire la suiteDe ma puissante étrave, j’ai ouvert les fleuves et fendu les océans. Certains mouraient dans mon sillage effervescent. J’ai offert mon torse aux soleils inventés, piétiné de mon insolence les envieux qui voulaient m’arrêter. Je me suis brûlé aux astres...
Lire la suitePourquoi avoir choisi cette ville ? Des raisons, j'en ai cent, j'en ai mille ! À Ambert Parfois des brumes matinales traînent en prémices hivernales à Ambert L'église dresse son épais clocher place saint-Jean, place du marché à Ambert En allant chercher...
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