Poésie
Trois allumettes une à une allumées dans la nuit La première pour voir ton visage tout entier La seconde pour voir tes yeux La dernière pour voir ta bouche Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela En te serrant dans mes bras Jacques Prévert...
À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. René Char, feuillets d'Hypnos, 1943 – 1944
égérie, ma muse ange qui veille au ciel et je ris et m'amuse de ce qui fait mon miel : Je vois une femme noire qui soudain flanche et, peut-on le croire ? Elle est tuée à l'arme blanche ! Quand pourra-t-on voir, couché sur le flanc, un homme blanc tué...
vieux rites grégaires Gestes mille fois répétés creusent l’ornière nous laissent hébétés
gens inconnus au coin d'la rue entraperçus juste un sourire mais sans mot dire et repartir c'est le hasard et ce regard qui nous sépare reste un passage comme un voyage juste un visage comme un sillage Grouge
Le chiffon de lin, le papier de l'autre
Une interview intéressante de J.-L. Mélenchon sur ce sujet dans Regards, c'est là : http://www.regards.fr/web/Jean-Luc-Melenchon-L-autonomie-par,7030
La poésie est toujours un acte de paix. Le poète naît de la paix comme le pain naît de la farine. Pablo Néruda
Les sorciers, lorsqu'ils font de terrifiantes conneries, on accuse toujours l'apprenti. Jacques Prévert
Dans les nacelles de l'enclume Vit le poète solitaire, Grande brouette des marécages. René Char
Ben, faut voir... http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3351-c-le-petit-journal.html?vid=861144
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. Auguste Detoeuf, fondateur d'Alsthom (1883 – 1947)
PÂQUES Boulangerie chez Jacques une remarque malicieuse : Puisque hui c'est Pâques, je veux deux religieuses Oh ! Blaguer la religion c'est quand même moche... je ne crains pas la contagion me suis fait sonner les cloches... Grouge
Quartiers abandonnés comme des îlots déserts tristement saupoudrés sur un océan de misère. Contre les façades grises de lourds volets clos sur des logements de crise où les droits sont forclos. Quels sombres drames cachés sous les tapis ont formé la trame...
On avance peu à peu comme un colporteur d'une aube à l'autre Philippe Jaccottet
France deux n'a envoyé aucun journaliste couvrir le congrès du parti communiste. Quelle que soit l'opinion personnelle des décideurs de cet organisme à propos des cocos, ils ont manqué à leur devoir d'information. Il s'agit d'une faute lourde et je suis...
"Nos défaites ne prouvent rien. Si ce n'est que nous sommes trop peu nombreux à lutter pour la dignité. Et que ceux qui nous regardent en spectateurs devraient juste avoir honte". Bertold Brecht.
Parler, et à plus forte raison discourir, ce n'est pas communiquer, comme on le répète trop souvent, c'est assujettir. Roland Barthes.
Un air qui me tourmente comme une chanson de Biolay une petite odeur de menthe dans un grand champ violet Grouge
Je fais miens les voeux de l'humanité (journal) pour l'humanité (espèce) cela s'appelle "rallumons les étoiles" Allez lire ces voeux sur www.humanité.fr
Le temps frais et mucre de mon coin ambertois d'un petit peu de sucre a saupoudré les toits. Le froid très acerbe là, devant l'hôpital a blanchi l'herbe ; mars devient brutal. Où es-tu, printemps ? Tu te fais désirer, toi que l'on t'attend, et qu'on veut...
« Une vision sans action n'est qu'un rêve ; de l'action sans vision ne fait que passer le temps ; la vision conjuguée à l'action peut changer le monde. » Joel Barker
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre. Et finit par perdre les deux. Benjamin Franklin
La nuit s’esquive sur la pointe des rêves l’aube arrive le jour se lève Malhabile je sors de ma bulle instant fragile où tout bascule De mes rêves encore ivre j’ai rompu l’équilibre avant j’étais libre maintenant je dois vivre. Grouge
peut-être que l'espoir n'est qu'une entaille dans la chair une étincelle sans futur dans la mémoire ne dites pas, quand vous partez, que c'est le jour qui meurt. Claude Esteban