Poésie
- "Veux-tu m'épouser ?" - "Oui, je te prends au mot"
L'étoile s'éteint et l'oeil se ferme c'est le destin l'amour en berne mais la nature se renouvelle sans rature et si belle nous sommes ses fruits gorgés d'amour et de poésie jour après jour vivons l'instant soyons humains c'est maintenant qu'importe demain...
A u beau milieu de la forêt L ors des balades sur l'adret E lle marche vite le sac au dos X ylophone des cris d'oiseaux A ux notes fluides cristallines N ature si belle qui le restera D anse au rythme des collines R andonneuse sportive Alexandra A la...
SÉPHORA Des yeux bruns, sombres, mais néanmoins solaires pour dissiper la pénombre et faire éclater la lumière. Reflets jaillis de la vasque voici les yeux de Séphora juste au-dessus du masque qu'une habile main décora. Danseuse de samba ou reine de Saba...
Voilà ce qu’est le bonheur : face à l’homme de biens la main sur le coeur, être un homme de rien, le coeur sur la main, et rester le vainqueur
Tout le ciel bleu entré dans tes yeux reflet et la lune gibbeuse dans la mare paresseuse reflet le soleil vivant dans le grand océan reflet les miroirs où tu te mires le soir reflet et tous ces reflets qui tremblent font un bouquet qui te ressemble
Tentures épaisses contre les murs et que l'on laisse comme un augure La chienne dort museau sur pattes étire son corps soupire sans hâte Dans le fouillis table de chêne usée vieillie on voit ses veines La bouche ouverte l'artiste peint des feuilles vertes...
Hommage à vous, mesdames, à toutes et à chacune. Bientôt il y aura une femme sur la face cachée de la lune. Quoi, une femme sur la lune ? C'est ce que dit la réclame, et c'est chose fort commune, la lune, face cachée de la femme
j'ai cueilli une fleur des champs j'en ai fait une chanson j'ai recueilli un chant d'oiseau j'en ai fait un bouquet je t'ai fredonné ma chanson je t'ai offert l'oiseau tu m'as donné un baiser et ce fut le printemps Grouge
Voici venue la saison où les canards envolés vers d'autres horizons quittent les mares désolées. Soleil sans chaleur dans un ciel gris ne calme pas la douleur. L'automne a bien pris. Calvitie naissante des vives canopées végétation impuissante à freiner...
gris trop luisant l'asphalte mouillé peau de requin blanc serpente et fouille éparpille les gouttes pulvérisées incapables de glisser sur la route devenue improbable c'est déjà l'automne qui nous surprend et nous assomme de pluie et de vent
NOVEMBRE Masse imprécise du ciel écumeux lumière indécise matin fuligineux bientôt l'hiver de blanc vêtu simple fait divers reviendra têtu prémices de froid qui nous enserre et nous broie d'une poigne de fer ciel de novembre empli de brume je suis dans...
Médicaments, pilules, potions ? Avec le sourire elle s'enquiert. Rieuse et douce, voici Marion. Ici, elle trouve sur l'étagère, où se cachait le petit flacon, Nos médications, quelle nous sert.
À ma petite boulangère Océane O céane rumeur d'eau bleue C onquise au reflet de tes yeux E s-tu l'enfant d'une ondine À la grâce toute féline ? N e nous laisse pas languir E t offre-nous ton sourire
Avec sa faconde son air guilleret sa bouille ronde son sourire discret comme une impératrice qui sait gouverner voici ma factrice qui fait sa tournée.
cadence du feu qui danse en bleu la flamme se pâme dans l'âtre brunâtre la suie qu'essuie le feu joyeux foyer de vie foyer de feu le sens dévie c'est ça le jeu cheminée trame éclairée des flammes
Neige, froid, mais c'est l'effroi. Vent, pluie, souvent je plie. Pain sous le bras je marche droit. Météo, mets tes bas, et puis oublie ça.
Maison cachée au fond des bois papier mâché murs de guingois Air de vacances grenier en vrac la poussière danse le plancher craque Les lourds chenets sont posés là comme s'ils dormaient avec le chat
L'hiver, clown blanc, reprend son manège : il nous envoie le vent et puis la neige. On patauge dedans, c'est un florilège, allons ! Fermons le ban, c'est notre privilège...
comme des plaques tectoniques comme des feux telluriques des corps à la dérive se sont trouvés embrasés ressuscités ils ont forgé un nouveau continent
Galets usés par la marée trop épuisés pour signifier. Mes mots aussi ont trop servi, n'ont plus envie d'être applaudis. Et l'an ancien vers le futur fera un lien de bon augure Le temps qui passe le temps qui dure quoi que l'on fasse est immature.
J’étais dans un rade un peu louche, un peu crade d’vant un liquide ambré qui emplissait mon verre. Tranquille, accoudé au bar je vis soudain entrer la tête à l’envers une espèce de malabar ; il a cassé mon verre, le mec ! Ainsi a commencé mon janvier...
Petits flocons blancs papillons d'hiver tourbillonnant dans les rues d'Ambert Sous le froid polaire ils couvrent la ville je rêve sans colère aux doux matins d'avril Grouge
Cette nuit, un homme m'a réveillé en pénétrant dans mon domicile : il cherchait de l'argent. Alors je me suis levé et j'ai cherché avec lui.
La neige toujours émerveille et là, sur la place Saint-Jean des arbres décharnés veillent, tout endiamantés d'argent. Plus aucun oiseau ne trille dans les arbres déguisés d'Ambert. Leurs branches effeuillées brillent, cheveux bleutés des grand-mères.