Poésie
Les sapins d'Apollinaire ont des chapeaux pointus, mais en période frimaire sous la neige, ils se sont tus. Effronté soleil d'avril, tu montres ta bouille et nous mets sur le grill moi je crains la rouille...
1, 2, 3, 4 ! traits burinés cheveux tirés air décidé pas cadencé 1, 2, 3, 4 ! multicolore elle y va fort un vrai ressort encore, encore 1, 2, 3, 4 ! regard lointain un port d'airain américain et l'air hautain 1, 2, 3, 4 ! elle a du chien voix éraillée...
Reflet dans l'eau claire Visage ondulé tremblant Le sourire survit Visage dans l'eau Sourire brisé – tremble encore Onde dilatée
Souvenez-vous qu'elle a qualifié Mandela de terroriste et qu'elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin. Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C'est ce qu'elle...
cerveau d'enfant fertile est facile à ensemencer cerveau d'ancien futile est très dur à sarcler les herbes du temps l'ont bien encombré Ô Neurones d'antan quantité innombrée et croûlent mes synapses l'étincelle a perdu l'éclat aujourd'hui en collapse...
S'installe dans la ville un tenace brouillard, s'étale, tranquille, en père peinard... Mon esprit s'embrume dans ce paysage d'ambre où la ville s'enrhume comme en novembre. Univers blanchâtre où ralentit la vie, une bûche dans l'âtre dissout la nosta...
Nuit sans lune Lune s'ennuie Lui sans l'une L'une sans lui Noctambule Infini Déambule Et crie Libellule Est partie...
L'écho de l'été déjà s'estompe. L'automne, printemps à l'envers, détache ses feuilles sans honte pour nous préparer un autre hiver.
de l'été la chaleur lourde sur une terre assoiffée boit les clameurs sourdes de ses herbes décoiffées
Marie vive et pétillante Accorte femme aux yeux Rieurs, sourire lumineux Il n'y a que toi, sémillante Et ainsi tu nous enchantes
Éclatants phosphènes cercles irisés sifflants acouphènes accents brisés mélodie colorée comme sucre d'orge virevoltante chorée que mon esprit forge mon délire poétique mène grand train légendaire, mythique, il n'a plus de frein
ton sourire est une arme dans le monde à venir où mugit le vacarme laisse-le refleurir ton regard est une arme qui me sert de bouclier même brouillé de larmes je ne peux l'oublier Grouge
Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ; S'il en demeure dix, je serai le dixième ; Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ! Victor Hugo, Ultima verba (les châtiments)
Dimanche à Marsac Légumes et fruits offerts sur des étals bigarrés avec talent et savoir-faire voici la place du marché Au bout de cet espace une croix de pierre comme une dédicace tracée dans la lumière
vois ma figure blême mes yeux de chien battu si je te dis « je t'aime » enfin me croiras-tu ?
Ne quémande rien. N'attends pas d'être un jour payé de retour. Ce que tu donnes trace une voie te menant plus loin que tes pas. François Cheng
Pour dire je t'aime le jour des morts des chrysanthèmes qui sentent fort sont déposés par tout le monde ils veulent causer au bord des tombes biner arroser sans un sourire le macchabée va refleurir ...
QUATRAIN DU JOUR Sur une peinture de Christelle Douarre Belle rencontre sous un parapluie il se tient tout contre elle, et elle contre lui grouge
Mélenchon fonde sa radicalité sur l'humain. Il y a là quelque chose qui relève du poétique. Patrick Chamoiseau
QUATRAIN DU JOUR dans un vase mets l'ancolie dans mon cœur mélancolie être enfermé dans une cage donne envie de vert bocage Grouge
QUATRAIN DU JOUR l'homme marchait d'un bon pas. Il était fort, n'est-ce pas ? Puis Corona le rattrapa... Soudain le virus frappa. Grouge